22ème édition des Rencontres de la jeune photographie internationale de Niort

Déplacement inutile pour cette édition des Rencontres photographiques de Niort.

La plupart des lieux d’exposition sont ouverts à la visite depuis le 9 mars, et pour certaines des expositions depuis le 1er avril ; les expositions durent, pour l’essentiel d’entre elles, jusqu’au 28 mai (certaines jusqu’au 30 avril seulement). Mais on peut très bien trouver les portes closes, contrairement aux horaires et jours d’ouverture affichés sur les portes, dépliants et site internet, et sans avoir la moindre information permettant d’interpréter ce qui a l’air d’un énorme malentendu !

Ou plutôt si ! on obtient tout à coup l’explication, par hasard, auprès des quelques bénévoles qui rejoignent enfin certains des lieux d’exposition : c’est que, voyez-vous, tous les organisateurs, tous les bénévoles chargés d’accueillir le public, tout le monde est au vernissage de l’expo d’Olivier Culmann ! et cela s’éternise, et il faut bien aller déjeuner ensuite ! Voilà la grande explication...
Il faudrait être satisfait de cette "raison", même quand on nous apprend, dans la foulée, que l’une des expositions majeures - celle des artistes en résidence (ils sont dix) invités à exposer pendant les Rencontres - n’ouvrira pas aujourd’hui avant 19h ce soir... Ah ! Il faudra dormir à l’hôtel alors, et rentrer demain ? Ce n’était pas vraiment écrit sur la documentation, non ?

Ne venez surtout pas l’un de ces fameux jours où ont lieu les mondanités lors de ces Rencontres. Regardez le programme, il y en a bien d’autres à venir. Ne faites pas confiance aux dates et horaires indiqués. La communication est lamentable.

Quant aux oeuvres de l’artiste phare invité d’honneur, Olivier Culmann, "son oeuvre analyse avec une acuité millimétrée la question de nos vies quotidiennes, et de nos rapports avec les images". "Le conditionnement social et le libre arbitre habitent l’oeuvre" , "revenant sans relâche sur ses obsessions - et les nôtres"...
Mettez ces morceaux de phrases dans cet ordre, puis découpez en d’autres morceaux, mélangez le tout, secouez, et trouvez d’autres phrases aussi fines et percutantes... Cherchez une ou deux idées, et illustrez platement. Voilà tout.

Françoise Barbaras

Publié le 17 avril 2016. Modifié le 17 avril 2016