3ème édition du rendez-vous photographique de Vichy intitulé « Portrait(s) », du 12 juin au 6 septembre

3ème édition du rendez-vous photographique de Vichy intitulé « Portrait(s) », du 12 juin au 6 septembre

Pour sa troisième édition, ce festival photographique dédié au portrait sous toutes ses formes reconduit son dispositif bien rodé :

D’un côté, sur l’esplanade piétonne le long du lac d’Allier, pour une grande balade photographique en plein air, une soixantaine de tirages en grand format d’un invité principal auquel est réservée une rétrospective. Cette année : Elliott Erwitt.

Les tirages sont d’une exceptionnelle qualité, tant pour la couleur la première année avec Jérôme Bonnet, que pour le noir et blanc avec Jean-Loup Sieff l’an dernier. Cette année beaucoup de noir et blanc et quelques photos couleur, de la même remarquable qualité.

D’un autre côté, dans deux grandes salles du Centre Culturel Valéry Larbaud, une dizaine de photographes, plus une troisième petite salle dans laquelle sont présentées les séries ayant été sélectionnées pour participer au concours organisé par la ville de Vichy.

Qualité exceptionnelle ici aussi des tirages, de la présentation et de l’éclairage des œuvres.

Tout ce qui a été choisi par les commissaires d’exposition - ou presque tout - est cette année encore d’un très bon niveau, capture l’attention et nous saisit longuement. Rien d’anecdotique, pas d’exercice scolaire, ni sur le plan technique, ni comme illustration d’une idée. Rien de conceptuellement fumeux. Ce sont des images qui nous branchent électriquement parlant, sans intermédiaire de nature mentale d’aucune sorte. C’est simple, c’est subtil, et c’est très fort.

Dans le désordre, pour ce qui est le plus marquant :

Irina Ionesco, Martin Schoeller, Bruce Wrighton, Richard Pak, Mat Jacob, Kourtney Roy. Il y avait aussi Rachel Rom et Alejandro Cartagena.

Et enfin, une partie en plein air sur le parvis de l’église St Louis, et une autre partie dans un parc (que nous n’avons hélas pas pu visiter), les œuvres d’un photographe accueilli en résidence à Vichy au printemps : le plus beau, le plus grand, Yusuf Sevinçli.

Ce sont de grands formats en noir et blanc des habitants de Vichy et de ses rues. Les tirages sont exceptionnels, et les photos elles-mêmes sont ébouissantes, le must du must de cette édition du festival : allusives, poétiques, d’une très grande intensité dans la composition.

La série se nomme « walking  ». Elle a été éditée dans un livre du même nom aux éditions Filigranes.

Dans ce festival à Vichy, tout est beau, tout se contemple avec un désir fou de faire des photos...

Et c’est entièrement gratuit...

Il serait dommage de ne pas aller y faire un tour.

Un petit diaporama pour s’en faire une idée : http://www.groupe-photo-phil.com/portraits-vichy/index.html

Françoise Barbaras, Lionel Dupas

Publié le 21 juillet 2015